Naissance de la bestialité et de la folie des Hommes

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Maunak
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Naissance de la bestialité et de la folie des Hommes

Messagepar Maunak » 27 Nov 2016, 20:25

Chapitre 1 : Commencement


Jason Topar et son épouse Nadège Haut-Sang unirent leur noms ainsi que leur possessions lors d'un bal de printemps dans la campagne Gilnéene. L'ambiance était à la fête, du moins... Pour les invités... Car à la table d'honneur, mis à part les apparences de mariés ils n’en avaient pas l'humeur. Lui, était déjà aviné, elle, sauvait les apparences mais dégageait une aura de tristesse. C'était vraisemblablement un mariage arrangé, une pratique courante visant à agrandir les fermes. Parfois ces mariages donnaient lieu à de belles unions, mais malheureusement pour Nadège Haut-Sang le sien n'en serait pas un... En effet, Jason était de ces fermiers rustres et sans gênes... Préférant l'alcool et son bétail plutôt que le bonheur d'une famille. Il avait récupéré des terres mais à présent il lui faudrait des bras pour l'aider à l'exploiter. C'est donc sans sentiments, avec un instinct primaire et brutal que Jason prit cette pauvre femme.
Elle tomba finalement enceinte après plusieurs essais forts désagréables... Et ce n'était que le commencement d'une vie difficile pour cette femme sur lequel le destin s'acharnait.


Chapitre 2 : La Bête


Une nuit d'hiver, une ombre dans la forêt semblait la suivre, la traquer. Elle pressait le pas et fini par entrer saine et sauve dans la maison. Cette aura oppressante l'entoura de nombreux jours durant lesquels elle ne pouvait compter que sur elle même. Mais un soir... Elle fût finalement attaquée... Saisit au bras, tirée en arrière, elle prit de plein fouet une branche d'arbre en plein visage. A moitié sonnée elle titubait allongée au sol, tentant en vain de regarder autour d'elle. Se résignant à se défendre après s'être débattue, elle déposa ses bras autour de son ventre gonflé par deux jumeaux à venir, pour les protéger comme elle le pouvait. Une première griffure vint la taillader de bas en haut au niveau du bras.
Un cris de douleur s’échappa de la forêt, suivis d'un cris de peur. La sombre créature grognait en tournant autour de sa proie, elle s'approcha et saisit le bras blessé de Nadège. Alors qu'elle la traînait, certainement à son repère, on n'entendait plus que des sanglots... La bête s’arrêta... Elle posa son énorme patte griffue sur la poitrine de la femme et renifla son ventre. Le souffle coupé par le poids massif de cette chose... Nadège ne pouvait plus émettre un seul son, elle ne pouvait que laisser s’échapper des larmes en regardant la scène, impuissante...
La pression se relâcha, la bête se tint sur deux pattes pour observer les alentours. Ses oreilles bougeaient rapidement de gauche à droite et de droite à gauche, décryptant chaque son. En un instant elle disparue dans la forêt, laissant place à un calme angoissant.
Rien ne serait plus jamais comme avant après cette nuit...


Chapitre 3 : Malédiction


On pourrait croire à un miracle, car Nadège parvint à rentrer. Sans se rendre compte des conséquences des blessures qu'elle venait de subir, elle se soigna comme elle pu. Le soir venu, Jason rentra une nouvelle fois aviné du bourg... Et comme souvent il passa ses nerfs sur elle à coups de poings. Nadège quitta alors pour la première fois la maison en pleine nuit, laissant son homme seul. Et... Cette nuit... Fût la plus étrange des nuits pour Nadège... Elle ne se souvint de rien... Ou plutôt de quasiment rien, seulement des bribes de souvenir. Elle rêva, tout était vague, la sensation du vent qui caressait son visage, l'humidité de la nuit, l’oppression sur sa poitrine d'un souffle haletant et la chaleur... La chaleur du sang frais... Puis la fraîcheur de la rosée qui perlait dans les herbes aux premières lueurs du jours, une douleur...
De retour au domicile, les vêtements en lambeau tels de vrai haillons. Jason n'y fit même pas attention, soit c'était lui qui lui avait infligé cela, soit elle les avaient abîmés elle même pensa t-il.
Mais c'est lorsque la nouvelle se répandit que la peur vint foudroyer Nadège. Une bête avait attaquée, déchiqueté du bétail et faillit... Attaquer un enfant.


Chapitre 4 : L'Homme, un loup pour l'Homme


Des jours avaient passés depuis ce premier incident dans la région, mais ce ne fût pas le seul.
En effet, quasiment chaque nuit qui passait laissaient une empreinte, celle d'une bête assoiffée de sang. On raconte l'avoir vu, l'avoir affronter pour se vanter, des cadavres étaient retrouvés, parfois celui d'être humains. Il y avait certes une bête qui rodait et sévissait dans les environs, mais la folie des hommes avait profité de celle de l'animal. Comment démêler le vrai du faux ? La mort était devenu lot quotidien et certains en profitaient sûrement. La Bête était fautive de tout les mots des villages avoisinant la demeure des Topar, même des crimes qu'elle n'avait pas commis.
On raconte qu'une guerre civile se faisait grandissante dans l'Est de Gilnéas.
C'est ainsi que naquit les rumeurs, il fallait chasser la bête, elle était la cause de tout ! Et sans faire attention à la véracité des propos, nombres des paysans pensèrent cela. A qui la faute ? La peur est puissante et ces gens étaient incapable d'être objectifs...
Un climat de terreur régnait à présent depuis plusieurs mois dans la région, mais une terreur bien plus importante avait prit place dans le cœur de Nadège et dans son foyer, une peur inspirée par Jason...


Chapitre 5 : Espoir dans la nuit


Au moins... Une lueur d'espoir brisa les cieux de cet âge sombre pour une femme. La naissance de jumeaux que Nadège nomma Hariston et Maunak.
C'était ses enfants... Elle allait les chérir, véritables trésors à ses yeux et unique moyen de supporter son monde.
Elle les vit grandir, grandir avec la peur... Il fallut plusieurs mois avant que cette idée lui traverse la tête, et c'est en voyant ses enfants se chamailler tel deux louveteaux qu'elle fut prise de stupeur. Les rêves dont elle était victime étaient bien trop réalistes, les faits bien présents... Et si... Et si... Et si comme elle le doutait, elle était la Bête... Cette Bête qui serait trucidée en place publique si elle était découverte... Cette bête qui regardait actuellement ses enfants... Ses enfants qui seraient victimes des même sanctions de la part de la populace... De la part de Jason... Oui, Jason. Ce stéréotype d'homme brutale, il serait très certainement capable de sacrifier ses fils... Lui qui n'a aucun remords, lui qui est égoïste... Et elle, seule contre tous, seule contre lui.
Sa seule chance à présent était de cacher tout cela... Ce qu'elle fît avec le plus de conviction au monde, alimenté par une confirmation de ses craintes à chaque instant.
Mais ce que Nadège ne savait pas, c'est que la malédiction Worgen ne se transmettait pas aux enfants. En effet, on remarquera qu'elle se développe en cas de transfère de sang avec un maudit ou bien par morsure, mais il semblerait qu'elle n'affecte pas une vie qui éclos.
Ce manque d'informations était logique pour une paysanne en panique... Mais se révéla pourtant véridique car ses enfants allaient subir la malédiction d'une façon qu'elle ne l'aurait pas imaginée.
Tout était confus en cette période de trouble... Est-ce elle qui la leur transmis dans un excès de folie ? Ou bien un rôdeur, ce rôdeur qui avait attaqué par le passé la jeune femme ?

Un voile de mystère plane sur cette étrange partie de l'Histoire. Car la peur, la colère, la bestialité nous font faire des choses que nous ne soupçonnons pas. Et qui blâmerais cette femme d'avoir un esprit si meurtris par autant de misère...


Chapitre 6 : Peur


Les années passèrent, sept exactement. Sept années à cacher l'information la plus importante des environs, la plus importante pour Nadège et ses fils. Le pouvoir de vie ou de mort, la vie sur le fil du rasoir et prête à être coupée à tout moment.
Hariston fût vraiment le plus toucher par cette maladie qui ronge l'esprit, il absorbait la peur de sa mère au point de prendre un chemin différent de son frère jumeau Maunak. Véritable mur qui les opposa pour la première fois et peut être la seule dans leur vie. Hariston s'était mis à observer avec attention le monde qui les entouraient, tandis que Maunak ne voyait qu'en son père... Père qu'il tentait désespérément et vainement d’impressionner, voir d'égaler. Père qui leur mena la vie dure... Un mal pour un bien ? Les deux frères en ressortirent grandi, au point de comprendre que seul la vie de l'autre importait dans ce monde. Rien ni personne ne pourrait entamer leur résolution de se protéger et de se séparer. Un instinct ? Un lien du sang ? Un esprit similaire et pourtant travaillé différemment. Être séparé... Un fait... Une idée qui leur était impossible d'imaginer, qui était leur seule peur, leur seul cauchemar.


Chapitre 7 : L'escalade de la folie parmi les Hommes


Les villageois devenaient fou, de grandes battues s'organisaient. Toutes créatures hostiles se faisaient tuer sans remords, si bien qu'une bonne partie de la faune des campagnes disparue et principalement les loups. Si bien que les nuisibles n'était plus régulés par ces prédateurs. Propagation de maladie, destruction de réserves de céréales... L'origine aurait pu être élucidé si
l'homme n'était pas fanatique de sa nouvelle lubie... Trouver et tuer la Bête, cette chose responsable de tout les maux... La tension était extrême... La peur constante, peur de tout aux moindres suspicions. Et parmi eux, Jason était le pire. Véritable leader des chasses, il était non seulement doué pour tuer mais aussi pour provoquer les mouvements de foules. Maunak l'accompagnait parfois, pour aider... Pour apprendre... Mais il avait un regard différent et c'est ce qui perturba légèrement sa façon de penser, le rendant plus brutal, plus réactif, plus sauvage.

Plus un secret est grand et plus il est difficile à supporter ou à cacher... Et le secret qui planait au dessus de la famille Topar était immense. Au fil du temps, tout fini par se savoir, et c'est lorsque cette malédiction devint incontrôlable par de si petites créatures que sont ces enfants que tout s’accéléra.
Jason était peut être un idiot, mais il était avant tout devenu dangereux et encore plus dangereux pour Nadège et ses trésors.


Chapitre 8 : Bouleversement


Ils avaient huit ans, et soudainement dans la nuit leur peau devint sombre, leur canines poussèrent, leur fourrure également. Deux petits monstres, l'un grisonnant et l'autre noir comme la nuit. Eux qui avaient jusqu'à maintenant arborés de superbes chevelures brunes et or. C'est Nadège qui s'en rendit compte en première et heureusement... Car lorsque Jason vint à son tour... Il était une nouvelle fois alcoolisé, ce qui ne l’empêcha pas de se jeter sur sa femme qui tenait les deux enfants dans ses bras. Il l'a tira par les cheveux en direction d'un cabanon mais elle parvint à s'extirper. Pour la première fois elle se battait pour de bon contre son mari sans se laisser faire. Lui décochant un violent coup de pied dans la rotule, elle prit aussitôt la fuite. La violence du coup fut t-elle qu'un craquement se fit entendre. Jason tomba lourdement au sol, la jambe vraisemblablement disloquée. Emplis de haine et de colère cela ne l'arrêta pas, il prit sa jambe et tenta de la replacer violemment. Un nouveau craquement suivis d'un râle de douleur immense, il se traîna jusqu'à son établi.
Jason prit son fusil, les poursuivis un moment puis préféra avertir le voisinage, se rendant compte qu'il avait été affaiblit par le coup que lui avait infligé sa femme. Une immense battue comme jamais il n'y en avait eu jusqu'à maintenant fut organisée. Ils battirent toute la campagne. Au bout de plusieurs jours, certains abandonnèrent, Jason les traita de lâches. Lui qui, malgré tout, était toujours en tête et pistait leur traces.
La folie de l'homme est explosive mais aussi fragile. La plupart n'étaient que des fermiers, des anciens, et leur motivation prit fin avec le manque de preuves au fil du temps. Mais cela ne permettrait tout de même pas à Nadège et ses fils de dormir tranquillement...


Chapitre 9 : Fuite


Dés lors, cette mère et ses deux enfants ne vécurent qu'en tant que fugitifs. Nadège fit son possible pour leur rendre la vie le moins pénible possible. Évidemment à de nombreuses reprises ils durent fuir, parfois même se battre contre Jason et ses adorateurs. Mais ils parvinrent à survivre à la traque...
Cet enfer dura plusieurs années, durant lesquels Maunak et Hariston apprirent à subvenir à leur besoin eux même. C'est également durant cette période que l'affinité qu'ils avaient avec leur nature bestiale se fit plus forte. Ils comprenaient leur condition, la nuit la fureur avait tendance à prendre le contrôle sur leur esprit et en journée la confrontation à d’extrêmes émotions pouvaient également les submerger. Contrairement à leur mère, ils ne connurent pas de période dans leur existence ou cette part bestiale n'était pas présente. Ainsi lorsqu'ils perdaient le contrôle ils se souvenaient parfaitement de leur actes. Que ceux-ci soient violent ou non ne semblait pas les gêner car seul une chose comptait à leur yeux depuis maintenant dix années, se protéger mutuellement. La relation entre eux était similaire à une meute, à quelque chose près qu'aucun d'entre eux n'était dominant. Leur mère les protégeaient, ne revendiquant autorité qu'en cas de danger. Maunak était plus rustre mais également plus renfermé sur ses émotions. Hariston, plus sociale et enclin à la tendresse.

Pensant avoir fuit suffisamment longtemps, cela faisait plusieurs mois que la petite meute résidait auprès d'un village situé à quelques lieux de leur foyer.


Chapitre 10 : Amour / Danger


Peut être était-ce la période la plus pacifique dans l’existence de Maunak et Hariston ou alors la plus brutale ? C'est en tout cas le moment de leur indépendance.
Enfin devenus de beaux et grands Hommes, les deux frères prenaient le temps d’apprécier la vie. Maunak avait cependant très peu profité de cet instant... Borné et acharné au travail, il n'avait pas rejeté son éducation paternelle. Il y avait peu de place à autre chose que le travail, si ce n'est l'amusement avec son frère. Hariston quant à lui n'hésitait pas à explorer les alentours, souvent pour chasser le petit gibier, parfois simplement pour observer son environnement. C'est ainsi qu'il fit la rencontre d'une jeune fille. La discrétion et l'aisance avec laquelle il se déplaçait en forêt lui valurent de la surprendre. Aussitôt gêné par l'incommodité qu'il engendra, il s'excusa et détendit l'atmosphère. Elle était à ses yeux une perle dorée luisant à travers les feuillages des arbres. Comme ces fois on l'on s'allonge en forêts et que les rayons du soleil font perlés des cristaux de poussière se déposant délicatement sur le sol pour aussitôt s'envoler. Il l'a trouvait inaccessible, comme si elle était immatérielle, et pourtant. La rougeur des joues de la jeune fille observant Hariston lui fit comprendre qu'elle n'était pas indifférente à sa présence, ce qui le gêna à son tour mêlant ainsi un tourbillon grisant de peur, de joie et de panique. Jamais auparavant de tels sensations ne l'avaient fait se sentir aussi vivant. Pas même ses longues courses interminables de nuit à travers la forêt élargissant chacun de ses sens rendant transparents toutes actions ou mouvements autour de lui. Non, même sa forme bestiale ne lui avait jamais fait ressentir quelque chose d'aussi puissant... Mais... Sa forme bestiale... La puissance... Prit de panique il réalisa qu'il pouvait à tout moment perdre le contrôle... ça lui était déjà arrivé et cette sensation qui le dépassait le fit perdre pied !
Il perdit connaissance... *Noir interminable*... A son réveil il ouvrit les yeux en panique ! Le soleil éblouit son regard, il bougea dans tout les sens et vit finalement un visage ! Il tendit doucement sa main vers celui-ci. Il croyait voir un ange, le soleil frappait de plein fouet ses yeux. Mais finalement le visage qu'il caressait et qui repoussa violemment sa main était celui de son frère Maunak. Désillusion... Mais sécurisé. Avait-il rêvé ? Non, elle était là. Au loin, se mordant timidement la lèvre serrant ses mains de culpabilité. Elle avait cherché du secours lorsque Hariston avait perdu connaissance. Évidemment, son frère était dans les environs. Au moins, rien de grave ne s'était produit. Et ainsi naquit un désir amoureux dans le cœur du jeune loup.


(suite en cours d'écriture)

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